Lors d'une discussion avec mon dentiste, j'ai appris que ses collègues médecins dans différents hôpitaux s'arrachaient les cheveux à cause de la résistance aux antibiotiques que font certains de leurs patients. A vrai dire, depuis quelques décennies, ce sujet a alarmé beaucoup de monde. Cependant une grande partie du corps médical (avec l'immense respect que je lui porte car il sauve des millions de vie tous les jours) continue à ignorer les solutions naturels et c'est cela qui nous a mis dans les problèmes de résistance aux antibiotiques.

 

Les antibiotiques, dans certains cas, il en faut, car les huiles essentielles ne sont pas toujours bien tolérées pour des raisons diverses. Avec l'âge, des faiblesses notamment cardiaques s'installent et des substances aussi puissantes que les huiles essentielles peuvent devenir contre indiquées comme également dans le cas des femmes enceintes et les enfants en bas âge. Ceux qui ont commencé à utiliser tôt dans leur vie les huiles essentielles ne connaîtront pas le phénomène de la résistance aux antibiotiques, ils ont pris une marge sécuritaire et lorsqu'ils utilisent des antibiotiques, ils le font toujours à bon escient.

La plupart des antibiotiques sont bactériostatiques, c'est à dire qu'ils arrêtent la multiplication bactériennes. Le dosage et la durée du traitement détermineront la guérison totale, c'est la condition sénéquanone. Le non respect du traitement peut laisser traîner des bactéries dont la quantité n'est pas forcément pathogène, mais qui le deviendront en se multipliant à la moindre défaillance du système immunitaire et seront à la base d'une chronicité, par exemple les angines répétitives. La raison est que les bactéries qui ont survécu aux traitements antibiotiques développeront une résistance. Ce sont des entités qui comme nous se battent pour leur survie. Donc elles développeront une résistance naturelle à ce poison (les antibiotiques).

Les huiles essentielles se comportent autrement. Elles sont bactériolytiques. Ce terme veut dire qu'elles tuent et éliminent tout simplement les bactéries. Elles ont le pouvoir de traverser la plus petite particule même infinitésimales (l'atome) du corps humain, c'est pour cette raison que le Docteur Vincent les qualifie d'atomique. En outre les essences étant naturelles, même si le traitement n'a pas été bien respecté, la personne ne guérit pas, mais les bactéries n'en développeront pas pour autant une résistance. Donc un traitement à base d'huiles essentielles bien fait, est une bonne alternative pour éliminer les bactéries résistantes.

Comme l'antibiogramme, qui cible les antibiotiques qui donneront le meilleur résultat, il existe l'aromatogramme (de aroma, arôme, aromatique, aromathérapie, huiles essentielles) qui cible lui aussi les meilleures huiles essentielles qui donneront également le meilleur résultat. A ce propos, voici ce que dit le laboratoire Cohen, qui parmi ses activités, pratique l'aromatogramme à la demande des médecins :

Les huiles essentielles (HE) sont des substances végétales naturelles de composition chimique généralement complexe. Depuis le 19ème siècle, l'activité bactéricide des huiles essentielles a été étudiée et reconnue (par exemple, l'action bactéricide des HE d'Origan, de Cannelle et de Girofle a été prouvée sur le bacille du Charbon en 1887). En 1949, l'ébauche du premier aromatogramme a vu le jour. Bien que modifiée et améliorée depuis, la technique reste simple.

De même que l'antibiogramme permet de tester sur une bactérie pathogène un panel de molécules antibiotiques, l'aromatogramme repose sur l'observation du comportement d'un micro-organisme en présence d'une batterie d'huiles essentielles sélectionnées.

La technique utilisée est la méthode des disques, en milieu solide. On dispose sur la culture microbienne à tester des disques extemporanément imprégnés d'HE (botaniquement et chimiquement définies, d'origine sauvage ou de culture biologique) et l'on repère, après incubation, les halos d'inhibition de culture (correspondant aux HE bactéricides). La mesure du diamètre des halos d'inhibition permet d'établir un classement des HE testées, selon une échelle comportant 5 degrés de – à ++++ (HE inactives jusqu'aux HE très actives).

L'aromatogramme s'adresse aux bactéries pathogènes (et parfois commensales, ce qui constitue l'aromatogramme de terrain) ainsi qu'aux éléments fongiques de type Candida. Cet examen ne peut s'appliquer ni aux dermatophytes (pousse très lente), ni aux parasites.

L'origine des prélèvements est multiple : urines, selles, prélèvements pharyngés, vaginaux, cutanés, etc.

Le résultat d'un aromatogramme se présente sous la forme d'une liste de plus d'une trentaine d'HE, regroupées par famille chimique et affectées de leur indice d'activité bactéricide (de – pour les HE inactives jusqu' à ++++ pour les HE les plus actives).

De même que pour l'antibiogramme, il existe une réserve de principe à la transposition in vivo de résultats obtenus in vitro.

Le traitement (aromathérapie), s'appuyant sur les résultats d'un aromatogramme, peut être administré selon différentes voies : transcutanée, orale, rectale, vaginale, etc. L'aromathérapie, qui s'adresse généralement à des terrains éprouvés par des thérapeutiques chimiques répétées et inefficaces, a pu être considérée comme une thérapie complexe, en raison de la composition des HE, mais l''aromatogramme est l'outil qui permet de choisir avec discernement et justesse le meilleur protocole, puisqu'il tient compte de la sensibilité spécifique du germe étudié aux diverses HE.

En conclusion, l'aromatogramme est une technique séduisante par sa simplicité, qui permet au médecin de prescrire une thérapie alternative basée sur l'utilisation de substances naturelles.