Lors de la ménopause, les femmes sont abandonnées aux lois de la nature qui voudraient qu’une fois passé l’âge de la perpétuation de l’espèce, comme les fleurs pollinisées, elles se fanent. Une situation qu’aujourd’hui la majorité des femmes refuse, revendiquant comme un droit fondamental de poursuivre une vie normale après la ménopause.

 

Actuellement, en France, l’âge de la ménopause se situe autour de 51 ans. La ménopause est précédée d’une période où les ovaires commencent à moins bien fonctionner et qui dure en moyenne deux à quatre années. On parle de préménopause ou de périménopause* pour caractériser cette phase de la vie des femmes, qui apparaît autour de 47 ans, mais parfois bien plus tôt. Lors de la préménopause ou périménopause, les règles deviennent d’abord irrégulières, puis s’arrêtent plusieurs mois, puis peuvent reprendre quelque temps, avant de s’arrêter définitivement. Le gynécologue pourra confirmer la ménopause par une analyse montrant une augmentation de l’hormone FSH (voir gonadostimulines).

La ménopause artificielle est provoquée par l’ablation de l’utérus ou des ovaires. Cette ménopause est encore plus brutale que la ménopause naturelle, générant rapidement des problèmes de santé, parfois cardiovasculaires, tels que l’insuffisance de la circulation sanguine artérielle au niveau du muscle cardiaque, connue comme l’insuffisance coronarienne. Pour éviter ces problèmes, les œstrogènes et la progestérone non produits doivent être automatiquement remplacés à n’importe quel âge.

Lorsque les ovaires ont arrêté, ou presque, leur production hormonale, les déséquilibres de la ménopause s’installent silencieusement. Ainsi, la glande thyroïde, qui jusqu’ici brûlait en transformant en énergie les glucides (sucres rapides et lents) et les graisses (toutes sortes de graisses), baisse de régime. Cela provoque alors une moins bonne assimilation voire une intolérance même aux acides gras oméga-3 contenus dans des aliments comme les noix, le saumon ou la lécithine de soja qui sont pourtant nécessaires à une alimentation équilibrée en acide gras. Certaines femmes qui jadis toléraient bien ces aliments les trouvent maintenant indigestes. Il faut préciser que la baisse d’assimilation des lipides et des glucides commence généralement plus tôt, mais elle est amplifiée par la ménopause. Cet exemple d’un état fonctionnel dégradé est un prélude à l’émergence d’affections plus lourdes comme le diabète, l’hypertension et l’arthrose. Bien entendu, si toutes les femmes ne sont pas égales devant la ménopause et n’en présentent pas les mêmes symptômes, la quasi-disparition de la production hormonale des ovaires est quand même pour la plupart d’entre elles le choc qui, brisant ces deux maillons essentiels de la chaîne hormonale de la femme que sont les œstrogènes et la progestérone, bouleverse son équilibre de vie.

Extrait du livre sur la ménopause, intitulé "Les bienfaits des hormones naturelles - La solution anti-âge" Auteure Najet Amor

 

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